Un seul témoignage de mes années sculpture aux Beaux-Arts de Toulouse : Le prix d'atelier de la Ville. Un wagon entier d'autres pièces en pierre, bois, plâtre avaient été envoyées à Paris pour le diplôme national. Tout a disparu. C'est le jour de mon diplôme que j'ai annoncé à Paul Belmondo qui faisait partie du jury et qui me proposait une place dans son atelier que j'arrêtais définitivement la sculpture pour d'autres aventures. J'avais vingt ans et je ne regrette pas d'avoir fait ce choix.

1963

"C’est dans le hall de l’école des Beaux-Arts de Paris que j’ai, il y a une quarantaine d’années, passé mon diplôme de sculpture. Étudiant dans cette discipline à Toulouse j’avais à l’époque fait envoyer un wagon de marchandise entier de travaux sur pierre, bois et terre : des femmes en pierre, des femmes en bois et des femmes en terre.

En 1963 j’étais le seul à présenter une telle production à la technique très académique. C’est ce que j’avais appris, c’est ce que je savais faire. Paul Belmondo qui faisait partie du jury m’avait proposé d’entrer dans son atelier. Spontanément j’avais répondu « non ». J’avais vingt ans, j’avais fini mes classes, je voulais être libre d’explorer autre chose.

Aujourd’hui 23 septembre 2006, lors d’un concert Fluxus organisé par Ben Vautier, exactement à la même place, je trace une « ligne invisible », summum de l’immatériel.

Aujourd’hui je pense que j’ai vraiment bien fait de dire « non » à P. Belmondo. Aux Beaux-Arts de Toulouse j'ai eu pour maître Henri Duler qui lui-même avait été l élève d'Aristide Maillol."En quelque sorte j'aurais pu faire carrière dans le sous-sous-Maillol.

 

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